Volume 2 - Numéro 3

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Louis-Alain

Louis-Alain Robitaille
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Rencontre avec Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Situation économique : Montréal se porte bien !

 

 
 

Bonjour, Monsieur Leblanc, et merci de nous accorder cette entrevue.

Q1- En quelle année la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a-t-elle été fondée et quelle est sa mission ?

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain, c’est la fusion de deux organismes. Le premier est le Montreal Board of Trade, fondé en 1822; le deuxième, la Chambre de commerce du district de Montréal, a été fondé en 1887. Les deux organismes ont fusionné en 1992, il y a donc maintenant 17 ans.

La mission de la Chambre est d’abord de favoriser le développement d’un membership représentatif, fort et engagé au sein de la communauté d’affaires; ensuite, d’offrir des services adaptés aux besoins de ses membres; et troisièmement, être la voix du milieu des affaires et de la communauté en matière de croissance et de réussite économiques.

Q2- Combien de gens d’affaires sont membres de la Chambre et d’où proviennent-ils?

Nous avons 7 000 membres, provenant d’entreprises de toutes tailles, de l’ensemble des secteurs de l’économie et de l’ensemble de la région métropolitaine, avec une forte concentration à Montréal, où l’on trouve aussi une forte concentration de sièges sociaux de Grands Partenaires. Il est clair que les très grandes entreprises ont tendance à être situées en grande majorité sur l’île de Montréal, mais toutes les grandes entreprises de la région sont membres de la Chambre.

Q3- Quels sont les services offerts à vos membres et quel genre de représentations faites-vous pour eux ?

Sur le plan des services, nous avons tout d’abord une série d’activités de réseautage. Ça se traduit par le biais de tribunes publiques que nous organisons et pour lesquelles nous sommes reconnus, d’événements de prestige et de rencontres d’affaires. Nous avons également une unité d’affaires qui se nomme le World Trade Centre Montréal qui initie et organise des missions commerciales à l’étranger en fonction des besoins de la communauté d’affaires. Nous offrons aussi des activités de formation, notamment en matière de meilleures pratiques d’affaires. Elles sont beaucoup reliées au commerce international, aux exportations, mais aussi aux enjeux stratégiques, en fonction de l’évolution du contexte d’affaires. Les formations sont parfois offertes par des experts de la Chambre, mais nous invitons souvent des experts externes. Nous offrons, à l’aide d’une équipe d’agents-conseils, des conseils aux entrepreneurs et aussi aux nouveaux entrepreneurs. Nous offrons des ressources d’information en ligne, par téléphone ou en personne ainsi qu’un centre de documentation.

Sur le plan de la représentation, nous défendons les intérêts de nos membres auprès des décideurs, tant au niveau municipal, provincial que fédéral. Nous avons des comités d’analyse stratégique composés d’experts dans des champs de compétences complémentaires qui alimentent notre réflexion et qui contribuent à stimuler nos analyses qui se traduisent ensuite sous formes de mémoires, de communiqués ou de textes d’opinion. Nous offrons également à nos membres des outils d’information économique. À cet égard, nous avons un Tableau de bord en ligne et un blogue.

Q4- Est-ce que vous pourriez nous expliquer plus précisément votre rôle au sein de l’organisation et les objectifs que vous espérez atteindre au cours de la prochaine année ?

Mon rôle comme président et chef de la direction est à la fois de m’assurer de la gestion d’une équipe de direction et d’être le point décisionnel dans l’organisation sur les grands axes stratégiques. D’un point de vue externe, je suis le porte-parole de l’organisation et celui qui porte ses positions publiques. C’est un rôle que j’assume dans un contexte où je me rapporte au conseil d’administration. Il est clair que mon rôle s’ajuste aux enjeux. Ici, je représente la communauté d’affaires de la région de Montréal, et à l’étranger, je suis appelé à faire la promotion de la métropole comme zone économique et comme zone d’affaires.

Quant aux objectifs que nous espérons atteindre au cours de la prochaine année : nous traversons présentement une période difficile. Souvent, le rôle d’une chambre de commerce dans un bon contexte économique est d’attirer l’attention sur des points à améliorer pour ne pas que l’on s’endorme sur nos bonnes performances économiques. Par contre, quand on traverse une période comme celle-ci, c’est de contrer la morosité qui peut s’installer et devenir paralysante. Nous sommes donc impliqués dans beaucoup d’initiatives et tentons de nous assurer que les projets se poursuivent. Nous tentons d’aider les pouvoirs publics à identifier là où ils devraient concentrer leurs actions. Ça peut aussi être de mettre en place des mécanismes pour faciliter l’accès au financement ou pour s’assurer que le capital de risque est au rendez-vous. Donc, dans la prochaine année, il s’agira d’aider à contrer un climat sombre et de s’assurer que tous les outils qui doivent être mis à la disposition des entreprises sont en place.

Q5- Quels sont les facteurs qui influencent présentement notre économie et qui font que Montréal se porte passablement bien malgré le fait qu’on traverse le pire trimestre de la crise en ce moment ?

Historiquement, la durée moyenne d’une récession est de onze mois. Celle-ci est donc déjà plus longue que d’habitude, ayant commencé il y a un an aux États-Unis. On peut présumer qu’on traverse la période la plus difficile et que ça va s’améliorer au cours des prochains mois. Pour ce qui est de Montréal, nos bases économiques sont relativement saines. D’abord, nous parlons d’une situation où le marché de l’emploi est plus « tendu ». Il y a moins de chômeurs au point de départ. Historiquement, quand on entrait en récession, le marché de l’emploi était moins tendu, il y avait plus de gens déjà au chômage, ce qui accentuait notre vulnérabilité. Nous sommes dans un marché du travail qui demeure porteur, la consommation intérieure n’ayant pas encore été touchée trop lourdement. Les chiffres de la vente au détail commencent seulement à nous montrer que les consommateurs réduisent leurs dépenses. Par contre, il y a un réel décalage par rapport à ce qui se passe ailleurs. Il est probable qu’on ne verra pas ici une baisse de consommation à l’image de ce que l’on voit ailleurs. On n’a pas eu de bulle immobilière, contrairement aux États-Unis, donc le marché immobilier ne s’effondre pas. Ça veut donc dire que les gens pour qui souvent la maison est le principal actif sont beaucoup moins affectés par la perte de valeur de leurs actifs. C’est sûr que la crise des valeurs mobilières, la Bourse, affecte les gens qui ont des actions, mais notre système bancaire demeure robuste. Pas juste à Montréal, mais bien partout au Canada. La baisse du dollar peut aussi aider nos entreprises. Un autre facteur est le fait que les secteurs les plus touchés comme l’automobile et le secteur pétrolier ne sont pas nos secteurs forts. Nous sommes forts dans d’autres secteurs qui sont, pour l’instant du moins, moins touchés. Finalement, plusieurs projets nécessitant des investissements importants sont déjà en marche plutôt que seulement en voie de planification.

Q6- À votre connaissance, y a-t-il des investissements majeurs prévus sous peu à Montréal, autant au niveau public que privé, et en quoi contribueront-ils positivement à la situation économique actuelle ?

Il y a des investissements majeurs prévus comme le Quartier des spectacles, un projet qui est déjà en route. Nos festivals vont en profiter dès cet été. Le Quartier va aussi contribuer au renforcement de notre image de marque à l’étranger. Le projet des centres hospitaliers universitaires (CHU) progresse. Des appels de propositions ont déjà eu lieu, celui sur le centre de recherche du CHUM est en cours et les travaux vont s’amorcer dans la prochaine année. Celui pour l’hôpital va être lancé prochainement. Donc, dans les faits, ces appels d’offres impliquent qu’ils seront éventuellement reçus et que les travaux vont commencer. Il y a aussi le CHU Ste-Justine qui a son projet. Les ententes ont déjà été conclues avec les gouvernements pour le campus de l’Université de Montréal, qui va procéder sous peu. Il y a le rond-point Dorval qui fera l’objet d’un important chantier d’infrastructures urbaines tout comme le réaménagement de l’autoroute Bonaventure. Ce sont des projets qui seront en cours de réalisation très bientôt. D’autres, présentement en discussion, comme Village Griffintown, cherchent des solutions de financement en cette période difficile. Le promoteur de la gare-hôtel Viger cherche à mettre son projet de l’avant. Nous travaillons fort sur le projet du lien ferroviaire entre le centre-ville de Montréal et l’aéroport Montréal-Trudeau. Les projets ne manquent pas et plusieurs d’entre eux vont s’amorcer et on en aura pour plusieurs années à en apprécier les retombées.

Q7- Est-ce que le niveau de formation des dirigeants d’entreprises du Québec est suffisant selon vous et comment l’améliorer ?

Je pense que l’enjeu de la formation est perpétuel, particulièrement dans un contexte de mondialisation. Il y a des besoins de formation continue et il y a de nouveaux arrivages d’entrepreneurs et de gestionnaires qui sont possiblement de mieux en mieux formés, mais qui vont toujours demander des compléments de formation, ici comme à l’étranger. Le niveau de formation au Québec est donc bon, mais il y a toujours place à l’amélioration.

Q8- La planète observe le nouveau président élu des États-Unis, M. Barack Obama, et s’inquiète à l’idée qu’une campagne de protectionnisme soit en préparation. Quelles seraient les conséquences d’une telle campagne ?

Les effets d’une telle campagne seraient potentiellement dramatiques, car nous vendons aux États-Unis 75 % de nos exportations. Il est donc facile de comprendre le dommage qui pourrait être causé à notre économie considérant que la moitié du produit intérieur brut du Canada provient de nos exportations. Le drame serait la réaction internationale à une telle campagne : d’autres pays pourraient riposter et fermer partiellement les frontières en guise de représailles. Ce gel du commerce international serait très grave et pourrait nous entraîner dans une période de dépression économique. Cela dit, il serait extrêmement surprenant que les États-Unis et le président Obama poursuivent dans cette direction. Dans la réalité, il existe suffisamment d’analyses et d’intelligence économique pour que les gens voient bien les effets presque suicidaires, pour les États-Unis et le reste du monde, de s’aligner sur une telle campagne de protectionnisme.

Q9- Les petites et moyennes entreprises du Québec sont certainement un facteur dominant dans notre performance économique actuelle. Comment pouvons-nous les soutenir, plus particulièrement dans la conjoncture actuelle ?

Il est clair que les petites entreprises peuvent être très touchées. L’enjeu est la compétitivité qui passe par la productivité. La première étape est de s’assurer que le personnel en place a la meilleure formation possible, que nos équipements sont performants et que cette adéquation entre un personnel bien formé et des équipements de pointe est optimisée. Dans la mesure où on réussirait à faire cela, l’autre élément est de protéger nos liquidités pour traverser les mois difficiles. À la fin, lorsque la reprise sera au rendez-vous, il sera primordial d’être très concurrentiels. Cette reprise va entraîner une augmentation des coûts des matières premières, sous l’impulsion de la demande des pays émergeants. Au moment où çela va se produire, nous verrons sans doute le prix des matières premières remonter et, par ricochet, la valeur du dollar canadien. Les entreprises doivent donc se préparer à performer dans un contexte où le dollar est plus élevé. Nous offrons des services pour soutenir les entrepreneurs et le gouvernement a des programmes qui sont spécialement conçus pour les aider, comme le programme Renfort.

Q10- Suite au dépôt du dernier budget fédéral, quelles sont selon vous les actions concrètes qui pourraient être prises par le gouvernement fédéral pour aider la région de Montréal ?

Nous avons invité le gouvernement fédéral à s’engager dans plusieurs voies que nous avons articulées autour de quatre grands principes. Le premier est de se doter d’infrastructures encore plus performantes pour le transport des travailleurs, des visiteurs et des marchandises. On croit beaucoup en l’importance des infrastructures structurantes. Par exemple, il est important de doter Montréal d’une liaison ferroviaire rapide entre le Centre-Ville et son aéroport international. C’est un équipement majeur dont disposent la très grande majorité des grandes villes qui ont la prétention d’être véritablement des métropoles internationales. Nous invitons donc le gouvernement fédéral, dans son approche des grands projets, à amorcer les travaux préparatoires afin qu’on puisse se doter de cette liaison. Le deuxième principe est que le gouvernement du Canada prenne le leadership dans les projets où lui seul peut agir. Le développement du Vieux-Port en est un bon exemple. On invite le gouvernement fédéral à enclencher tout de suite la phase II de ce projet. Une étude révèle que ce plan va nécessiter des investissements de 140 millions de dollars. Au moment où ces investissements auront lieu, plusieurs partenaires privés vont aussi ajouter des sommes pour des investissements qui compléteront le tout. Le troisième principe est d’inviter le gouvernement fédéral à investir tout de suite, là où tous les partenaires se sont déjà entendus et où il est souvent le dernier maillon qui manque et qui fait qu’on pourrait démarrer le projet immédiatement. Le Musée des beaux-arts en est un bon exemple. La quatrième priorité est que le gouvernement fasse preuve d’une efficacité exemplaire dans l’allocation et le décaissement des sommes qui sont promises. Il faut revoir et ajuster les façons de faire pour qu’en temps de crise – alors que nous avons besoin de mesures exceptionnelles – le processus soit exceptionnellement efficace. Logo CCMM

 
     
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Christian Bélanger
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Marc Gagnon

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